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Blog : écoles de commerce à Rabat


Conseil à un étudiant d’une école de commerce au Maroc

Au Maroc, le choix du projet professionnel est souvent très difficile pour les élèves du lycée et mêmes pour les étudiants du supérieur. Il se fait souvent de manière quelque peu aléatoire et ce pour différentes raisons. Pour un bachelier, le choix d’un établissement supérieur dépend de la note obtenu au baccalauréat. Pour un lauréat du supérieur, l’un des facteurs les plus déterminants est le relationnel existant au moment de l’obtention du diplôme. Dans les deux cas, les candidats ne s’attachent pas fortement à un projet particulier car ils sont conscients de la nécessité de rester souples afin de s’adapter à la situation qui se présentera le jour J.

Pour les meilleurs, cette incertitude ne semble pas poser trop de problèmes. Pour les étudiants moins doués ou plus fragiles sur le plan psychique ou physique, cette situation d’incertitude peut devenir un facteur de démotivation. Si l’étudiant du supérieur ou l’élève du baccalauréat n’est pas attentif, il risque de ne pas s’impliquer suffisamment dans ces études. Ses notes risquent d’en souffrir au même titre que sa confiance. Quand la confiance est atteinte, il existe le risque de se retrouver dans un cercle vicieux qu’il deviendra difficile de briser.

La nécessité de rester souple a des répercussions sur tous les candidats ou presque ; seul un nombre très réduit poursuit une formation en rapport avec ses rêves. Ce qui provoque des situations incongrues. On retrouve des étudiants dans une école d’architecture alors qu’il n’ont jamais envisagé un jour de faire une carrière créative comme celle-là. Ou bien des médecins pour qui le sermon d’Hippocrates n’est qu’une formalité préalable à la pratique d’un métier lucratif. Ou tout simplement des étudiants non motivés car incertains de trouver un emploi faute de relationnel bien placé au moment donné.

Pour les bacheliers voulant intégrer des écoles et établissements publics à accès régulé par concours, le système est ainsi fait et il n’y a pas forcément de solutions évidentes. Pour les lauréat du supérieur dont l’objectif est l’insertion professionnel, il existe une solution très efficace.

Avant d’en parler, il faut comprendre que compter sur son relationnel pour l’insertion professionnel va de pair avec la renonciation à tout forme de projet professionnel. Pourquoi ? Parce qu’il est impossible de prévenir le poste et le métier qui pourrait devenir le sien. Et qu’il devient donc inutile de s’investir dans un projet dont la rentabilité est incertaine.

Mais que faire quand le relationnel se montre inopérant ? Une meilleure solution consiste à développer un projet professionnel en parallèle même lorsque l’on est persuadé que l’approche relationnelle est la seule performante. Se dire qu’il est possible d’obtenir en emploi sans passer par son réseau relationnel permet en effet de réduire le risque de ne pas trouver un emploi.

Souvent, les étudiants d’école de commerce qui font les plus belles carrières sont ceux et celles qui ont défini très tôt leur projet professionnel. Ce n’est pas surprenant ! Imaginons un étudiant en gestion qui souhaite faire carrière dans le secteur agro-alimentaire par exemple. Il orientera tous ses projets et stages autour de problématiques pertinentes. Le recruteur découvrira alors un CV avec un objectif clair où l’on voit une motivation qui se dessine dès les premières années d’études et il sera plus enclin à lui proposer un emploi.

Si les étudiants d’écoles de commerce sont nombreux à admettre l’intérêt de définir un projet professionnel, peu d’entre eux arrivent en fin de cursus avec un parcours vraiment cohérent qui il faut le dire est le signe d’un projet bien ficelé.

Un des obstacles les plus courants reste le choix même du projet professionnel. La grosse difficulté étant d’origine psychologique. Choisir un projet, c’est d’office fermer la porte aux autres. Ce qui est en contradiction flagrante avec la souplesse mentale que nous avons déjà évoqués.

Comment résoudre cette espèce de dissonance cognitive ? Cela passe par encore plus de souplesse. Oui, l’étudiant en école de commerce doit combattre ses réflexes et tout ce qu’il a appris pour accepter d’investir dans un projet qui pourrait ne pas avoir de retour sur investissement. Et même d’y mettre corps et âme…

Même lorsque le projet professionnel n’a pas de retour direct, il y a toujours un retour indirect. En élaborant son projet l’étudiant apprend à :